Autun - France

Autun possède un patrimoine exceptionnel, reflet d’une histoire prestigieuse engagée il y a plus de deux millénaires. C’est à cette époque que le peuple gaulois éduen, dont Autun-Augustodunum fut la capitale, signa un traité d’alliance militaire avec Rome. La ville  est le premier site gallo-romain au nord de la Loire.
Le Moyen-âge chrétien a laissé la cathédrale Saint-Lazare, au caractère clunisien, érigée à partir de 1120. L’artiste Gislebertus signa ses sculptures, notamment le célèbre tympan du Jugement dernier, ou encore l'Eve couchée, la Fuite en Egypte, le Sommeil des Mages. Sur le chemin de Compostelle au départ de Vézelay, Autun se dote  d’une église de pèlerinage, placée sous le vocable de Saint Lazare. Le cadre architectural est vaste, témoignant de l’ampleur que les autorités ecclésiastiques du XIIe siècle voulaient donner à ce pèlerinage. Rapidement les reliques de Lazare présentes à Autun depuis le Xe siècle sont assimilées à celle de Lazare, ami du Christ, le Ressuscité. Le lien avec Vézelay qui accueille les reliques de Marie-Madeleine, sa sœur, devient une évidence. La fonction de l’édifice évolue dès 1195, quand elle devient co-cathédrale.
Les hauts quartiers qui entourent la cathédrale conservent encore des signes de cette époque médiévale : rues étroites et maisons à colombages.
La Renaissance, ainsi que l'époque classique, ont aussi marqué Autun. L'ancien collège des Jésuites devenu lycée, situé en centre-ville a accueilli Napoléon et son frère Joseph, ce qui lui vaut d'ailleurs le nom de Bonaparte. A noter au passage que Talleyrand, le diable boiteux, fut évêque d'Autun.
Du XIXe siècle, datent l’hôtel de ville et le théâtre à l’italienne qui bordent la place Champ de Mars, une belle ouverture sur les commerces du centre-ville, complétée par le passage couvert a conservé son décor en stuc néo-renaissance et sa verrière d’origine.

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