Monastère d'Arkadi

Le monastère d’Arkadi est dans les environs de Réthymnon. Le superbe bâtiment est au bord d’un plateau, dominant des gorges. Une fois les murs d’enceinte franchis, on peut admirer l’église et sa splendide façade du XVIe siècle. L’endroit est chargé d’histoire. 
Le monastère d'Arkadi, l'un des monuments les plus connus de Crète, symbolise la résistance à l'occupant turc et le sacrifice pour la liberté en 1866. Vous  pénétrez  dans l'enceinte du monastère par la porte ouest où la vue porte directement sur l'église de style renaissance construite en 1587 sur les fondations d'un édifice plus ancien. L'église a deux nefs : l'une dédiée à Saint Constantin et à Sainte Hélène, l'autre à la Transfiguration du Christ. Elle est située en position centrale et tout autour se développent les cellules et autres points d’intérêt.  La visite, dans le sens des aiguilles d'une montre, nous conduit tout d'abord à l'Abbaye, puis à l'ancien réfectoire dans lequel se situe pour l'instant le musée historique et ecclésiastique à deux pas de la boutique de souvenirs et d'icônes. Au passage dans la cour, le tronc d'un arbre mort retient l'attention. Ce cyprès en forme de croix garde en son sein quelques douilles témoins des évènements de 1866. Plus loin, toujours dans l'aile nord, une chapelle (souvent fermée) est dédiée à Saint Arkadios moine fondateur du monastère au début du XIIIe siècle. Suivent les celliers, également lieux d'accueil, de restauration et d'hébergements des pèlerins. A l'angle nord-est, à gauche de la porte d'accès aux terres agricoles, l'ancienne cave à vin a été décapitée par l'explosion des munitions lorsque les assiégés, plutôt que de se rendre, préférèrent mourir en faisant sauter cette poudrière. Les ailes est et sud, séparées par une porte donnant sur les pâturages, sont occupées par les cellules des moines. L'avancée en arcades devant les cellules, a été le lieu où l'on prodiguait les soins lors du siège de 1866. L'angle sud-ouest du 1er étage devrait après rénovation redevenir un espace muséologique.

AXOS

Axos est un village de la province de Mylopotamos situé sur les versants nord du mont Psiloritis et qui compte environ 727 habitants. Il est situé sur la route qui lie Réthymnon à Anogia, à une distance d'environ 44 km de Réthymnon. Le nom du village provient de la ville antique d’Axos qui a été construite à proximité de l’actuel village. La ville antique d’Axos était l'une des cités Etats les mieux fortifiées à l’ouest de la Crète, au cours de la période classique. Le port de la ville antique d'Axos était Astale, qui a été construit sur la côte nord, à l’emplacement de l’actuel village de Bali. 

Selon la mythologie, Axos, héros légendaire et petit fils de Pasiphaé et Minos, fût le fondateur du village. En effet, les découvertes archéologiques ont montré que le village d’Axos a hérité d’une longue histoire. On dit qu’il aurait été créé par les anciens habitants de la Crète forcés de se réfugier dans les montagnes quand les Doriens ont envahi la Crète. Une autre hypothèse soutenue par les historiens serait que le village aurait été fondé au cours de la période géométrique. Quoi qu’il en soit, il s’agissait d’une ville indépendante, puissante et riche qui contrôlait toute la région d’Epano Axos. La ville a continué à être habitée à l'époque romaine, s’est développée durant la période byzantine comme en témoignent les 46 églises byzantines qui ont été construites à l’époque, parmi lesquelles 9 existent encore.
Le village a probablement disparu au cours des premières années de l'occupation vénitienne durant laquelle une grande partie de ses habitants se sont réfugiés dans la partie est du Mont Psiloritis, où ils ont construit la ville d’Anogia.

 

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Les articles

- La Crète

- Palais Knossos

- Monastère d'Arkadi

 

 

RETHYMNAN

Il s'agit d'une ville très intéressante d’un point de vue historique et vous pourrez voir dans la partie ancienne de la ville de belles églises byzantines et vénitiennes et des manoirs côte à côte, des minarets de mosquées, des passages voûtés, des fontaines turques, des ruelles pittoresques et des maisons anciennes avec de lourdes portes en bois sculptées. 
Le petit port vénitien est tout aussi pittoresque et vous pourrez y voir des canons turcs décoratifs, dispersés dans les rues.
La fontaine de Rimondi est une belle fontaine publique construite par le gouverneur vénitien de Réthymnon en 1626, Rimondi. Elle se trouve à l'extrémité nord de la place Petychakis où une ancienne fontaine se trouvait autrefois.

LA CANEE

Certains quartiers datant de la période vénitienne sont encore intacts, ainsi que des quartiers juifs ou turcs très bien conservés. A l'entrée du port, vous trouverez le fort Firkas, qui signifie caserne en turc, construit en 1629 pour protéger l'entrée du port. C'est là que le drapeau grec a été hissé en 1913 après l'unification de la Crète avec la Grèce.
Juste en face, vous verrez un phare vénitien datant du 16ème siècle. Le port date de l'époque vénitienne et constitue un endroit agréable pour se promener à pied 
Tout près se trouve la cathédrale de la Canée, Trimartyri, dédiée à la Vierge des trois martyrs, sainte patronne de La Canée. La date de sa construction n'est pas connue, bien que des traces montrent qu'il existait déjà au cours de la période vénitienne. Au cours de la période ottomane, l’église a été transformée en usine de savon puis retransformée par le Pacha en église chrétienne pour remercier les fidèles orthodoxes de La Canée d’avoir prié la sainte Vierge de sauver son fils qui était tombé dans un puits.