St Trophime

L'église Saint-Trophime fut élevée en plusieurs phases. Le projet de rebâtir sur des structures plus anciennes la cathédrale remonte sans doute au XIème siècle mais le chantier ne démarra que vers 1100, commençant par le chevet et le transept. La nef qui comprend cinq travées à une belle hauteur de 21m. La croisée du transept est surmontée d'une coupole sur trompes qui soutient elle-même le clocher roman à trois étages et à attique. L'ensemble, en pierre de taille pour tous les élements structurels et d'une extrême qualité et évoque l'architecture antique. Au XVème siècle, le choeur roman fut détruit pour laisser la place à un grand choeur ghotique flamboyant dôté d'une déambulatoire. Au XVIIème siècle, de grandes verrières et des tribunes furent ajoutées dans le transept.
Le portail de la cathédrale fut ajouté à la façade occidentale vers 1180. Magnifiquement conservé, c'est un des plus beaux portails romans du sud de la France. Inspiré de l'antiquité, il a la forme d'un arc de triomphe. Une partie des matériaux qui le composent provient du théâtre antique voisin. Son décor, d'une exceptionnelle richesse, a pour thème principal le jugement dernier, avec au centre du tympan un Christ en majesté entouré du symbole des quatre évangélistes.Le cloître Saint-Trophime ainsi que l'ensemble des bâtiments canoniaux ont été construits à l'angle sud-est de la cathédrale. Deux de ses galeries, au nord et à l'est, furent bâties à la fin du XIIème siècle. Voûtées en plein cintre, elles offrent côté préau un ensemble remarquable de travées composées d'arcatures retombant sur des chapiteaux sculptés et des doubles colonettes. Sur les piliers intermédiaires et les piliers d'angle des statues de très belle facture se rapportent à la vie du Christ, aux grands saints de l'église et aux saints patrons locaux, saint Étienne et Saint Trophime. Sur les châpiteaux se déroule une iconographie savante autour des thèmes de l'Ancien et du Nouveau Testament. A la fin du XIVème siècle, le cloître fut terminé avec l'édification des galeries sud et est construite sur croisées d'ogives. 

Pour voir l'album , cliquez sur la photo

 

ARLES

Arles offre un exemple intéressant d'adaptation d'une cité antique à la civilisation de l'Europe médiévale. Elle conserve d'impressionnants monuments romains dont les plus anciens arènes et  théâtre antique remontent au Ier siècle av. J.-C. Elle connut au IVe siècle un second âge d'or dont témoignent les thermes de Constantin et la nécropole des Alyscamps. Aux XIe et XIIe siècles, Arles redevint une des plus belles villes du monde méditerranéen. À l'intérieur des murs, Saint-Trophime avec son cloître est un des monuments majeurs de l'art roman provençal. Les monuments romains d'Arles font l'objet d'une inscription sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1981.
L'amphithéâtre est le monument le plus important de l'ancienne colonie romaine qui nous soit permis d'admirer, quelque deux millénaires après son édification. Son architecture est entièrement conçue en rapport avec sa vocation de lieu à grands spectacles, accueillant un nombreux public. Dans leur élévation initiale, les gradins pouvaient recevoir environ 21 000 spectateurs, dont les flux étaient savamment organisés par un réseau de portes, galeries et escaliers, sur plusieurs étages. Avec un grand axe de 136 mètres de longueur et un petit axe de 107 mètres, l'amphithéâtre d'Arles est légèrement plus grand que celui de Nîmes. Il a une forme d'ellipse. La façade comprend deux niveaux de soixante arcades en plein cintre, séparés par des piédroits, massifs de section rectangulaire. Précédant d'un siècle son illustre voisin l'amphithéâtre, le théâtre romain d'Arles est aujourd'hui beaucoup moins bien conservé. Construit à la fin du Ier siècle avant J.-C., il date de la première phase d'urbanisation de la colonie romaine fondée par César en –46. Seuls subsistent quelques gradins, l'orchestre, la fosse du rideau de scène et deux hautes colonnes de marbre coiffée d'un fragment d'entablement. 
Les thermes
Expression caractéristique de la civilisation romaine, les thermes de Constantin  étaient un des lieux publics les plus répandus. Leur succès ne commence qu'à la fin de la république et au début de l'empire : les premiers bains publics n'apparaissent à Rome qu'au Ier siècle av. J.-C. et ne se développent vraiment qu'au début de notre ère, avec l'invention des hypocaustes. Edifices inséparables du confort de la vie urbaine à l'époque impériale, les thermes associaient les exercices physiques qui se déroulaient sur la palestre (salle d'entraînement) aux bains assurant l'hygiène corporelle. 
Chaque après-midi toute la population, les femmes d'abord, les hommes ensuite, observait le rite de la sudation à sec, du bain chaud où la peau aspergée d'eau brûlante était raclée au strigile (sorte de petit racloir), du passage dans la salle tiède et de la piscine froide. Il se terminait par un vigoureux massage.

Panorama Arènes

Panorama Théatre

Pour voir l'album , cliquez sur la photo